Plongée au coeur de la DGCL

5 Avr

Dans le prolongement de mon courrier du 14 octobre 2014 adressé d’une part à Monsieur le Ministre de l’intérieur et d’autre part à Madame le Ministre de la décentralisation et de la fonction publique qui y a donné suite à deux reprises l’année dernière, je viens de recevoir un courrier du directeur général des collectivités locales daté du 30 mars 2015, c’est-à-dire du lendemain du second tour des élections départementales… que je vais très bientôt publier, naturellement assorti de mes commentaires.

Pour ne pas alourdir cette prochaine contribution qui ne devrait pas manquer de matière, je préfère commencer par planter ici tranquillement le décor.

La direction générale des collectivités locales relève actuellement d’une double autorité : celle du Ministre de l’intérieur (dans le cas d’espèce : Manuel Valls, puis Bernard Cazeneuve), et celle de la Ministre de la décentralisation et de la fonction publique (Marylise Lebranchu).

Sur le plan organisationnel : le cas n’est sans doute pas unique, mais il est fort heureusement loin d’être la règle.

Le directeur général des collectivités locales est également le directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat à la réforme territoriale auprès de la Ministre chargée de la décentralisation et de la fonction publique (André Vallini).

Sur le plan individuel : le cas ne serait pas tout-à-fait inédit, mais il n’en est pas moins très étonnant aux yeux de très nombreux observateurs.

Forcément doté d’une grande capacité d’adaptation et d’une capacité de travail hors du commun, le directeur général des collectivités locales, Serge Morvan, cumule donc actuellement au profit de deux Ministères distincts une première fonction de nature administrative, en même temps qu’il exerce auprès d’un Secrétariat d’Etat rattaché à l’un de ces deux Ministères une toute autre fonction prenante, de nature politique, qui exige forcément des postures bien spécifiques.

L’an passé, à l’occasion de sa nomination auprès d’André Vallini, « La Gazette des communes » qui n’est pas le premier média venu, a présenté Serge Morvan comme l’ « homme-orchestre de la réforme territoriale », nommé « sur injonction de Matignon » : « proche du PS », à qui l’on attribue « un profil de techno au tropisme très politique », qui avait refusé l’année précédente de remplir les mêmes fonctions auprès de Marylise Lebranchu qui, on le sait, ne voulait pas de ce Secrétariat d’Etat.

Dallas…

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