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Le galléco : que d’intox !…

8 Juil

Je lis ce jour ceci sur le site du quotidien 20Minutes :

6000G

Désolé de le dire, mais cet article est truffé de contre-vérités.

D’abord, ce ne sont pas 40.000 billets qui ont été émis en septembre 2013, mais 40.000 gallécos en billets de 1, 2, 5, 10, 20, 50 gallécos : soit 10.000 billets.

Ensuite, ce n’est certainement pas l’association Galléco qui a imprimé les nouveaux.

En 2013, c’est l’imprimerie du département qui y avait procédé gracieusement, ou plus précisément aux frais du contribuable.

Il serait très intéressant de savoir qui a réellement imprimé ces billets cette fois ci, combien cela a coûté et qui en a supporté les frais.

Au passage, il serait également intéressant de savoir pourquoi ces nouveaux billets sont plus fins et plus résistants.

On se souvient en effet que les précédents billets étaient dotés d’un code à bulles censé garantir la sécurité et la traçabilité des coupons… et ceci avait nécessité l’acquisition, aux frais du département, d’une machine ayant coûté 6.500 euros qui en définitive n’a pas été utilisée. Qu’est elle devenue, et comment seront assurés la sécurité et la traçabilité s’il n’y a plus de code à bulles ?…

Par ailleurs, pour que l’association Galléco puisse émettre 40.000 gallécos en 2013 par l’intermédiaire de la banque, il avait fallu qu’elle y dépose 40.000 euros dans un fonds de garantie auquel il n’est pas possible de toucher.

Et il avait fallu pour cela que le Conseil général lui consente une avance remboursable de 40.000 euros, en plus de la subvention pluri-annuelle qui avait été votée : l’augmentation du montant des billets mis en circulation exige forcément une augmentation du dépôt.

Enfin, il y a tout lieu de penser que ces nouveaux billets (probablement autour de 15.000), émis pour un montant de 60.000 gallécos, sont vraiment très loin de représenter 60.000 gallécos supplémentaires.

Il serait donc très intéressant de connaître le taux de remplacement des anciens billets par les nouveaux au travers de l’augmentation du fonds de garantie.

La vérité, ce n’est pas que les 40.000 premiers billets ne sont plus suffisants « pour répondre à la demande croissante des consommateurs », c’est que cette pseudo monnaie locale (aujourd’hui ni fongible, ni liquide) ne circule pas à la vitesse prévue… qui devait être très supérieure à la vitesse de circulation de l’euro mais qui en réalité se révèle extrêmement loin de l’égaler.

Ah, le galléco : que d’intox !…

*****

Pour aller plus loin :

Quid de l’évaluation du galléco ?… – 3 janvier 2015
La fabuleuse histoire du galléco – 11 mars 2015
Le galléco : une monnaie sous-évaluée ? – 14 mars 2015
Le galléco à l’épreuve de la vérité – 14 mars 2015
Le modèle du Galléco n’est pas pérenne – 12 juin 2015

Des produits qui font flop

8 Juil

Dans le 3ème et dernier « livrable » du marché passé en catimini par le Conseil général le 18 avril 2013 pour « la création et le lancement d’un gentilé pour l’Ille-et-Vilaine », qui est intitulé « 7 partis pris stratégiques pour imposer le gentilé Bretillien », le publicitaire Jacques Delanoë a écrit que « la réussite est en route », en particulier parce que : « les industriels s’y intéressent (ligne de vêtements) ».

Voyons voir d’un peu plus près ce qu’il en est plus de deux ans plus tard.

La vérité est que n’importe qui, comme vous et moi, peut créer du jour au lendemain sa petite « e-boutique » pour diffuser des produits personnalisés à sa demande sur une plate-forme équipée pour « taguer » un peu n’importe quoi.

Dans le cas d’espèce, un « pro » résidant désormais sur les bord de la Rance, qui se présente comme « CEO Marketing and advertising – Webmarketing & Medias », ex président d’une société qui avait pour vocation de « se substituer aux marques pour vendre les produits en leur nom » , a mis sur le marché dès le 23 juin 2013 (soit 3 jours après la délibération de l’assemblée délibérante) le visuel accentué « BRÉTILLIEN », en marge de la marque semi-figurative déposée par le Conseil général auprès de l’INPI sans accent, et s’est tout simplement déclaré distributeur de tee-shirts, de polos, de débardeurs, de sweet-shirts, etc… susceptibles d’être imprimés à la demande par la société allemande Spreadshirt domiciliée à Liepzig.

De source sûre (le distributeur lui-même), je peux affirmer qu’il n’a été vendu aucun exemplaire d’aucun de ces superbes produits citoyens : zut, alors… zut !…

Même pas un tablier de cuisine, ou un bonnet rouge « 100 %  Brétillien » :

100_B

On mesure bien là tout l’engouement de la population.

Il ne reste plus qu’à en distribuer gratuitement sur le passage du Tour de France.

Le Galléco au secours de la Grèce

4 Juil

De source proche d’un certain nombre de dossiers, on apprend que le sénateur Jean-Louis Tourenne aurait proposé dans la soirée que, quel que soit le résultat du référendum, la Grèce adopte le Galléco dès lundi matin un peu avant 8 heures, au moins dans deux ou trois endroits de son territoire avant généralisation.

Il s’agirait en fait d’un avatar du Galléco, à parité (1 Galléco = 1 Galléco), qui ne pourrait s’appeler officiellement Galléco qu’après consultation de la population.

Le Galléco aurait pour effet de dynamiser l’économie locale, de redonner du sens à la monnaie, d’interdire toute spéculation, de favoriser les liens sociaux, de protéger l’environnement, d’encourager à reconsidérer la richesse, de garantir des échanges éthiques et un développement durable, de lutter efficacement contre le gaspillage… etc… etc…

Il ne faut pas sous-estimer la portée de cette proposition, car on se souvient qu’il y a moins de deux ans Jean-Louis Tourenne, qui a plus d’un Galléco dans son sac, se faisait fort d’envoyer des milliers de vaches brétiliennes jusque dans le désert au Koweït. Ce n’est quand même pas n’importe qui…

1galleco

Pour aller plus loin : Ah !… les vaches !…

De l’application du principe de précaution en I&V

2 Juil

On se souvient que par délibération du 20 juin 2013, le Conseil général a – d’autorité, par surprise et on ne peut plus irrégulièrement – voulu doter les habitants du département d’Ille-et-Vilaine d’une appellation que l’on dirait sortie de nulle part… si elle n’avait été savamment concoctée par un publicitaire illégalement appointé en catimini.

Le département avait très officiellement précisé que l’appellation « Bretillien » (déposée à grand frais auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle) était chargée de sens puisqu’elle s’écrivait avec 2 « l »  (comme c’est le cas de l’Ille) et bien entendu sans accent (comme la Bretagne et les Bretons), même s’il fallait la prononcer à la mode, à la mode… des Brétons vivant en Brétagne.

On y croit, on y croit !…

Deux ans plus tard, on ne peut pas dire que les habitants du département – et encore moins ceux du reste du monde – aient à leur tour adopté ce néologisme totalement inattendu qu’ils ne sont d’ailleurs pas si nombreux à connaître et qu’ils sont rarissimes à apprécier.

D’autant que co-existent aujourd’hui 4 graphies concurrentes : Bretillien, Brétillien, Bretilien, et Brétilien… en majorité vides de sens.

Je ne reviens pas sur la gabegie de réservations de noms de domaines qui avait accompagné cette opération, mais je constate que pour compléter sa collection le département vient de réserver les noms de domaine accentués suivants :

  • le 26 mai 2015 : brétillien.fr, brétilien.fr, brétilliens.fr, brétiliens.fr
  • le 17 juin 2015 : brétillienne.fr, brétilienne.fr, brétilliennes.fr, brétiliennes.fr

Je ne sais pas comment cela va tourner, mais je me demande s’il ne serait pas prudent qu’il réserve aussi la série des Brèt, celle des Brêt, et aussi celle des Brët.

Tant qu’on a encore un peu d’argent…        😉

Pour aller plus loin :

A propos des noms de domaine
Et brétilie.bzh alors ?…
Une course à l’échalotte

Des vétérans sous AOC départementale

9 Juin

Pour ceux qui n’auraient pas bien compris : je répète pour la 5ème fois qu’il s’agit là de représentants des vétérans du département d’Ille-et-Vilaine :

veterans

Faut que ça rentre !…   😉

Deuxième saisine de la CADA

27 Mar

En séance du 20 juin 2013, le Président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, Jean-Louis Tourenne, a repoussé 3 fois une demande de vote à bulletin secret portant sur l’appellation des habitants du département (Bretillien vs Haut-Breton) :

  • une première fois, en avançant abusivement qu’il était de sa seule compétence de juger de son utilité
  • une seconde fois, en prétendant – contrairement à la vérité – que cette demande de vote à bulletin secret aurait dû être signée
  • une troisième fois, en attestant de l’existence d’une demande concurrente de vote à scrutin public qui, en vertu du règlement intérieur de l’assemblée, fait effectivement obstacle a la réalisation d’un vote à bulletin secret, si et seulement si elle émane d’un sixième au moins de ses membres

Par courrier en date du 25 février 2015, j’ai sollicité communication de cette demande de vote à scrutin public, qui doit  nécessairement être faite par écrit et que Jean-Louis Tourenne a formellement déclaré détenir… mais, curieusement, sans  faire état des précisions nécessaires portant sur le nombre des demandeurs et, plus curieusement encore, sans y donner la suite qu’il était tenu d’y donner s’il en disposait vraiment.

Ma correspondance reste malheureusement sans réponse à ce jour 27 mars 2015.

Or, je ne peux pas me résoudre à l’idée que Jean-Louis Tourenne ait osé trois fois mentir avant d’imposer à l’assemblée un vote à main levée, car ce serait – moralement, politiquement et juridiquement – d’une exceptionnelle gravité.

C’est pourquoi, par courrier dont vous trouverez ci-dessous copie, je sollicite l’avis de la CADA sur le silence du Président du Conseil général, qui vaut – au bout d’un mois – refus implicite de communication d’un document administratif.

saisine_CADA_28-03-2015

L’euro de trop

17 Mar

Voici une nouvelle preuve flagrante que le marché de 15.000 € HT passé par le département d’Ille-et-Vilaine avec le publicitaire Jacques Delanoë relevait bien de la catégorie des marchés d’un montant supérieur ou égal à 15.000 € HT, et qu’il ne pouvait donc pas être dispensé de publicité et de mise en concurrence.

C’est le département qui l’apporte lui-même en publiant son attribution :

marchés de 15 000 à 90 000 HT

Je dis que c’est un euro de trop, parce qu’il démontre de manière éclatante que l’on a voulu rétribuer le plus cher possible un publicitaire de pure convenance.

Mais chacun sait qu’en Brétilie, on n’est pas forcément à un galléco près. 😉