Tag Archives: conseil départemental d’Ille-et-Vilaine

Cherche d’urgence 40.000 gallécos

23 Août

Comment l’association Galléco va-t-elle s’y prendre pour rembourser au département ce qu’elle lui doit le 2 mai 2016, c’est-à-dire dans 9 mois ?… 

remboursement_avance_galleco

La réponse risque de valoir son pesant d’or !…

Pour aller plus loin :

Le modèle actuel du galléco n’est pas pérenne

20 Août

Je ne peux que bien vivement vous conseiller cet article qui vient de paraître sur le site du mensuel « Le Peuple Breton », dont la devise est :

« aujourd’hui, être libre, c’est être informé » :

le_modele_actuel_du_Galleco
cliquer sur cette ligne pour accéder à l’article

Avez-vous vu ma binette ?…

13 Août

Je constate un peu de relâchement dans le n° 110 de la revue « Nous-Vous-Ille » : 12 occurrences seulement du sobriquet départemental contre 16 dans le n° 109.

En revanche, je note 19 apparitions du Président nouveau, contre 7 seulement dans le numéro précédent : je vais surveiller la tendance…   😉

JLChenut

Censure Ouest-France multimedia : suite

28 Juil

En l’absence de suite à mes interrogations, j’ai informé la rédaction multimedia du quotidien Ouest-France que son refus de publier ce 21 juillet 2015 mon commentaire concernant la prise en charge des frais de « formation » d’un élu s’était soldé par la consultation du même commentaire sur ce blog plus de 500 fois en quelques heures.

En réponse, je viens de recevoir ce jour – cette fois ci, dans l’heure – un message du rédacteur en chef, qu’il ne m’est malheureusement pas permis de publier in extenso.

Je ne publie donc ci-dessous que ma réponse…

Bonjour Monsieur

Je vous remercie d’avoir enfin pris soin de considérer ma requête.

Vous m’indiquez ce 28 juillet (je vous cite) que vous n’avez pu me répondre plus tôt car vous n’aviez pas le contenu de mon commentaire. J’en suis fort surpris puisque je l’ai transmis à votre service une première fois le 22 juillet à l’appui de mon premier courriel et une seconde fois le 23 juillet à l’occasion d’un rappel.

Je vous avoue que je peine à croire que si la rédaction multimedia ne l’a pas publié ce 21 juillet 2015, c’est qu’elle n’était pas en mesure de vérifier les informations que j’ai délivrées.

Je veux bien que l’on ré-écrive l’histoire, mais ce n’est pas du tout l’argument qui m’a été opposé… puisque mon commentaire a été mystérieusement refusé pour cause de non respect de la charte de modération, qui est accessible sur le site sous l’intitulé de charte utilisateur du service.

Je comprends plutôt, et au mieux, que la rédaction n’a jamais eu l’intention de se donner le mal de vérifier les choses, alors que cela était pourtant si facile que j’ai moi-même pu le faire sans disposer de votre statut, ni de vos moyens d’investigation.

Je partage avec vous l’idée que « permettre aux internautes de commenter l’actualité ne signifie nullement que tout et n’importe quoi puisse y être publié comme sur un panneau d’affichage. » Au risque de vous plagier, je prétends également que lorsqu’un internaute affirme des choses dans un commentaire, il est effectivement de votre devoir de vérifier l’information en particulier lorsqu’elle peut porter atteinte à la réputation des personnes visées. Il y va en effet de votre responsabilité, y compris sur le plan pénal et de votre crédibilité.

J’ajoute que cela n’exonère en rien les commentateurs de leur propre responsabilité et que je suis pour ma part très vigilant sur l’exactitude de mes affirmations.

Je pourrais comprendre que lorsque vous n’êtes pas en mesure de vérifier l’information, vous refusiez la publication du commentaire, « le temps, pour la rédaction, de faire son travail de contrôle ». Mais dans le cas d’espèce, l’argument me paraît particulièrement léger – et même particulièrement décalé – quand il est avancé au bout d’une semaine de parfaite inaction.

Si toutefois la règle, « en principe » (je vous cite), est bien d’informer l’internaute que son commentaire ne peut pas être publié en l’état ou de lui expliquer que vous allez procéder aux vérifications nécessaires, je ne peux que regretter avec vous que cela n’ait pas été du tout le cas, mais alors pas du tout…

Je ne crois pas que parler de « censure » dans le cas d’espèce soit « proprement exagéré » quand je constate le sort qui a été réservé aux quelques contributions que j’ai précédemment eu l’inconvenance de déposer. Je pense plutôt que ces contributions méticuleusement documentées sont susceptibles de déranger tout autant un certain nombre de pouvoirs, le quatrième compris. Et je ne pense pas que ce soit « manquer singulièrement de recul ou de connaissance du métier de journaliste » que d’attendre des professionnels une complète information, une objectivité maximale et une réelle réactivité.

Je vous excuse bien volontiers de « ne pas avoir, hélas, que mon interrogation à traiter » … puisque vous me le demandez, mais je crois savoir ce que sont en milieu professionnel les exigences des postes à responsabilité. Permettez-moi de dire qu’il ne me paraît pas toujours très élégant, et encore moins très justifié, de condescendre à exercer ses fonctions.

Je me permets d’être précis : il n’est pas question de vous traiter de « censeur » chaque fois que vous refusez de publier un commentaire, il est ici juste question de respecter la vérité.

A ce sujet, accepteriez-vous de m’indiquer d’une part si la modération est effectuée ou non par des journalistes et d’autre part si elle est effectuée par des professionnels du groupe Ouest-France ou bien par des salariés d’une société de service ?

En toutes hypothèses, je vous remercie d’avoir transmis ce jour mon courriel avec le lien du commentaire aux responsables de la rédaction de Rennes pour qu’ils puissent traiter l’information et, le cas, échéant, prendre contact avec moi.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Je vous avoue que je suis dubitatif sur l’effet de ce renvoi d’une rédaction vers une autre, mais ce sera l’occasion de vérifier si, après contrôle de l’information, le commentaire incriminé finira ou non par être publié… comme vous me le dites, même si c’est très largement après l’extinction des cierges.

Donnons-nous rendez-vous un peu plus tard.

Tout aussi cordialement

Patrick Jéhannin

Pour aller plus loin :

Ouest-France : un nouvel exemple criant de censure

Un excédent de plus de 50 millions

28 Juil

A l’échelon du département, les collectivités territoriales ont pris l’habitude de nous apitoyer sur l’augmentation des dépenses de solidarité en même temps que sur la baisse des dotations de l’Etat : un terrible effet de ciseau…

Il n’empêche qu’en Brétilie, l’excédent de fonctionnement de l’année 2014 qui vient d’être publié dépasse encore les 50 millions d’euros, ce qui représente de l’ordre de 50 euros par habitant, ou encore de l’ordre de 100 euros par foyer fiscal… et que cet excédent de fonctionnement est à plus de 90 % affecté à des opérations d’investissement (contre 75 % en 2013, 52 % en 2012, 90 % en 2011).

J’y vois matière à réflexion…

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On en apprend tous les jours en I&V

23 Juil

Ces derniers jours, je viens donc d’apprendre que :

– la commission permanente du Conseil départemental s’est réunie en catimini

Je rappelle que les dates de réunion de la commission permanente ne sont pas diffusées, ni bien sûr les ordres du jour, que ces réunions ne sont pas publiques et qu’il n’y a pas de compte-rendu des débats, alors même que depuis avril 2015 la commission permanente est devenue un véritable « shadow » Conseil départemental puisqu’elle en a désormais exactement la même composition et qu’elle a conservé par délégation les mêmes attributions (à l’exception des rares points que la loi interdit et de ce qui est expressément délégué au Président).

La question de la justification des frais de déplacement engagés par le vice-président en charge de l’éducation et de la jeunesse, pour des séminaires de développement personnel organisés notamment à Bruxelles et à Rabat par un organisme non agréé pour la formation des élus, a été en séance retirée de l’ordre du jour : le recueil des actes administratifs à venir ne fera par conséquent état d’aucune décision.

Le président du groupe de la majorité ayant indiqué qu’avant même d’être justifiés ces frais ont été pris en charge par la collectivité, la question de leur remboursement reste posée… mais saurons-nous quelle suite y sera réservée ?…

Je repense à ce que – la main sur le cœur – le précédent Président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, Jean-Louis Tourenne, prétendait en plein débat sur la réforme territoriale :

« Peu importent les cartes, pourvu qu’il y ait la richesse démocratique ! ».

– il existe au niveau national une sorte de « Star Ac’ » des élus de tous bords…

… à l’exception toutefois de l’extrême droite qui n’y est pas bienvenue.

Il n’est pas inutile de savoir que son organisateur, l’Institut Aspen France que l’on voudrait nous présenter comme le promoteur d’« un héritage de la conversation à la française, comme dans les salons du XVIIIème siècle », est en réalité la branche locale d’un « Think tank » américain, présidée par un banquier d’affaires qui s’est donné mission de former (tous frais payés, à l’exception des déplacements) ceux qu’elle considère les « leaders d’avenir » du monde politique francophone.

De mon point de vue de Bidochon d’Ille-et-Vilaine, c’est le monde à l’envers.

Encore un mandat spécial… très spécial

21 Juil

Je lis ceci ce jour dans les pages départementales du quotidien Ouest-France :

Maroc

Je commente (en bleu) cet article directement dans le texte de Vincent Jarnigon (en noir), en prenant soin de dire que ce sont de simples propos citoyens.

La droite demande à la majorité socialiste le remboursement d’une formation suivie au Maroc par un élu PS.

A dire vrai, il ne s’agit pas du remboursement d’une « formation » (au demeurant « gratuite »), mais des frais de déplacement  occasionnés par cette « formation« .

Fin mai, Franck Pichot, vice-président PS en charge de l’égalité des chances au conseil départemental, a suivi une formation de quatre jours à Rabat, au Maroc, dispensée par l’institut Aspen. Cet institut, « qui encourage l’ouverture sur le monde, la prise d’initiative et l’exercice des responsabilités au service du bien commun », a invité l’élu de Redon pour le sensibiliser « aux mutations du monde et aux enjeux internationaux ».

En réalité, par « invitation », il faut entendre sélection sur candidature et recommandation pour cette « formation » qui s’est déroulée en 4 temps :

  1. au château de Mery sur Oise du 25 au 27 septembre 2014
  2. à Fontainebleau du 6 au 8 novembre 2014
  3. à Bruxelles du 14 au 17 janvier 2015
  4. à Rabat du 27 au 30 mai 2015

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Y participait aussi Gaëlle Andro, vice-présidente de Rennes métropole, conseillère municipale de Rennes, également conseillère départementale d’Ille-et-Vilaine.

De son côté, a-t-elle sollicité des « mandats spéciaux » auprès de la Ville de Rennes ou de Rennes métropole, ou bien – au contraire de son collègue – considère t’elle qu’il n’y avait pas lieu ?

« 681 € »

681 € : ce n’est donc pas le coût de la « formation« , ni celui des petites gâteries qui lui ont été associées puisqu’ils sont à la charge de « l’Institut Aspen », mais le seul coût du déplacement qui est laissé à la charge des intéressés.

Le groupe d’opposition au conseil départemental s’est étonné, hier, de ce déplacement : « Au cours de la commission permanente du 20 juillet, la majorité socialiste a tenté de faire voter la prise en charge de ce déplacement au titre des « mandats spéciaux ».

Il y a une parfaite contradiction entre le fait que les « mandats spéciaux » n’étaient pas encore votés et le fait que ces frais auraient déjà été pris en charge puisqu’il en est demandé ci-dessus le remboursement. Et ce, évidemment, d’autant plus que ces déplacements ne se sont pas effectués dans l’urgence…

Par ailleurs, que faut-il entendre par « a tenté de faire voter » ?… Si vote il y a eu, quel est en définitive le résultat du vote ? La majorité a t’elle ou non épousé la position de son président ou bien celle de l’opposition ? Et combien de semaines faudra-t-il attendre pour prendre connaissance de la réponse au recueil des actes administratifs ?

« Ce n’est clairement pas au contribuable d’Ille-et-Vilaine de prendre en charge les « séminaires » des conseillers départementaux quand ils n’ont rien à voir avec leurs prérogatives. » Isabelle le Callennec, la présidente du groupe de la droite et du centre, a demandé le remboursement « des coûts supportés par la collectivité pour le déplacement de Monsieur Pichot, au Maroc, mais aussi à Bruxelles » .

C’est exact : il est régulièrement rappelé que les « mandats spéciaux » doivent avoir un lien direct avec l’intérêt de la collectivité.

On peut par ailleurs s’étonner qu’Aspen motive le fait que le dernier séminaire se soit tenu au Maroc « parce que ce n’est pas toujours aux mêmes de se déplacer » quand on constate que sur 24 auditeurs il n’y avait qu’un seul marocain.

« Régles respectées »

C’est le président du groupe Socialistes et apparentés, le député, François André, qui s’est chargé de la réponse : « De quoi s’agit-il ? D’une somme de 681 € relative à une formation de quatre jours dispensée par la fondation nationale Aspen France pour les élus de toutes tendances. Mme Le Callennec serait-elle contre la formation des élus ? »

L’association « Aspen France » qui se présente comme un institut n’est pas une fondation, mais une simple association 1901 qui se veut en effet non partisane.

Elle est financièrement soutenue par de très nombreux « membres bienfaiteurs » dont la Fondation Mérieux, GDF Suez, EADS, BNP Paribas… (la cotisation de 5.000 €, comme les contributions volontaires en nature : nuitée d’hôtel, financement d’un cocktail, mise à disposition de personnels… est déductible de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 60 %).

Au regard des « mandats spéciaux » délivrés ou susceptibles de l’être, il me paraît intéressant de noter qu’Aspen France ne figure pas dans la liste des organismes agréés pour la formation des élus (art. R.1221-12 à R. 1221-22 du code général des collectivités territoriales). Les frais engagés ne peuvent donc pas l’être à ce titre.

François André conclut : « Seuls les frais de déplacement ont été pris en charge par la collectivité, dans le strict respect des règles de droit en vigueur dans ce domaine. Tenter de créer une polémique à ce niveau-là apparaît hors de propos. »

Ce n’est pas vrai, ne serait-ce que parce que le Conseil d’État a rappelé que la délibération confiant un mandat spécial à un élu devait strictement respecter le principe de non-rétroactivité des actes administratifs.

A fortiori lorsqu’on a exercé la fonction de porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, qui a dépassé de 363 615 € le plafond autorisé de dépenses de campagne.

A mon humble avis, ce n’est pas parce qu’il y en a qui ne s’arrêtent pas au stop que l’on a le droit de brûler les feux rouges.

Vincent JARNIGON.

Je conclus sur trois points :

  • tout ça me rappelle un petit cocktail au large de Koweït City dont on attend encore les premières retombées (Ah, les vaches !…), ou encore certaines sorties annuelles au frais du Medef (Nos « chers » élus »)
  • j’espère que le moment venu la Chambre régionale des comptes saura corriger ce qui ne l’aura pas été spontanément par les premiers intéressés
  • j’engage vivement à prendre connaissance des articles ci-dessous dans lesquels les auteurs (belges) cherchent à situer les prestations d’Aspen France quelque part entre entre « séminaire universitaire, Nouvelle Star, mini-camp scout et Team building » :

A l’école du pouvoir (1ère partie)
A l’école du pouvoir (2 ème partie)
Les Belges s’essaient à la StarAC politique
Aspen, la boîte à dialogue pas comme les autres
Daele à la StarAc du pouvoir à Paris

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Additif le 12 août 2015 : serait également en cause la prise en charge de frais de déplacement à Bruxelles, portant le montant incriminé aux alentours de 1.000 €.