Tag Archives: Bretilienne

Avez-vous vu ma binette ?…

13 Août

Je constate un peu de relâchement dans le n° 110 de la revue « Nous-Vous-Ille » : 12 occurrences seulement du sobriquet départemental contre 16 dans le n° 109.

En revanche, je note 19 apparitions du Président nouveau, contre 7 seulement dans le numéro précédent : je vais surveiller la tendance…   😉

JLChenut

Un petit coucou itou

13 Août

Vu tardivement, ce tweet d’Olivier Berrezai… journaliste à la rédaction O-F :

Coucou
cliquer sur l’image pour l’agrandir

Pour mémoire : pour le département, Brétillien s’écrit sans accent et Breizhilien mériterait une double consonne… mais on peut voir cela comme étant des détails.

😉

Une application bien de chez nous

9 Août

geocaching

Pour être précis, cette « application bretillienne » a été conçue par un « artiste » qui se présente sous l’appellation Giboo, en qualité d’infographiste et webdesigner pour l’agence digitale LWM (création et entretien de sites web pour des tiers) dont le siège social est à Paris… avant qu’il soit jugé nécessaire de recourir à la société Proximit (d’Aixe sur Vienne – Haute Vienne) pour (je cite) : graphisme, refonte technique, ajouts de fonctionnalités… et hébergement.

Moi je dis ça…

C’est juste pour rigoler… 😉

Additif du 11 août : je vous invite à lire le commentaire de J-B Gerbaud ci-dessous.

De l’art du gavage en Nouvelle Brétillie

9 Août

Voici ce que l’auteur du rapport au Conseil général d’Ille-et-Vilaine intitulé :

« 7 partis pris stratégiques pour imposer le gentilé Bretillien »

déclarait cyniquement au quotidien 20minutes le 21 juin 2013 :

« Les gens vont peut-être être surpris au début. Il va falloir s’y faire ».

Et voici des exemples tirés de la vaste opération de gavage linguistique en cours :

NVI

cliquez sur l’image pour l’agrandir

ecrivez

cliquez sur l’image pour l’agrandir 

info35

cliquez sur l’image pour l’agrandir

Je me souviens que, pour essayer de calmer la contestation, le Président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, Jean-Louis Tourenne, m’avait écrit solennellement le 19 juillet 2013 : « il n’y aura pas non plus de « dispositions » destinées à « inculquer » ce gentilé dans la tête de nos concitoyens ». La preuve…

La V.O. de l’imposture bretillienne

31 Juil

Voici une version complète et actualisée de l’imposture bretillienne (clic).

Mieux vaut faire gaffe à son matricule

24 Juil

Après que les résistants, les déportés, les poilus… et bien d’autres encore, se soient vus affublés post-mortem de la marque industrielle et commerciale déposée par le Conseil général d’Ille-et-Vilaine auprès de l’INPI le 20 juin 2013 en complément de sa délibération du même jour entachée de multiples irrégularités concernant l’appellation des habitants du département, voici maintenant venu le tour des conscrits entre 1859 et 1921 (merci +++ aux Archives départementales) :

BdslaGGcliquer sur l’image pour l’agrandir

Je ne me lasse pas de ces propos de Jean de Legge : « L’injonction identitaire est une injonction linguistique, affective et mystique… La dimension mystique consiste à défier le temps, c’est-à-dire à faire croire que l’esprit du territoire traverse l’histoire. » (source : Les propagandes nécessaires – éditions du Cherche Midi)

Pour aller plus loin :

On en apprend tous les jours en I&V

23 Juil

Ces derniers jours, je viens donc d’apprendre que :

– la commission permanente du Conseil départemental s’est réunie en catimini

Je rappelle que les dates de réunion de la commission permanente ne sont pas diffusées, ni bien sûr les ordres du jour, que ces réunions ne sont pas publiques et qu’il n’y a pas de compte-rendu des débats, alors même que depuis avril 2015 la commission permanente est devenue un véritable « shadow » Conseil départemental puisqu’elle en a désormais exactement la même composition et qu’elle a conservé par délégation les mêmes attributions (à l’exception des rares points que la loi interdit et de ce qui est expressément délégué au Président).

La question de la justification des frais de déplacement engagés par le vice-président en charge de l’éducation et de la jeunesse, pour des séminaires de développement personnel organisés notamment à Bruxelles et à Rabat par un organisme non agréé pour la formation des élus, a été en séance retirée de l’ordre du jour : le recueil des actes administratifs à venir ne fera par conséquent état d’aucune décision.

Le président du groupe de la majorité ayant indiqué qu’avant même d’être justifiés ces frais ont été pris en charge par la collectivité, la question de leur remboursement reste posée… mais saurons-nous quelle suite y sera réservée ?…

Je repense à ce que – la main sur le cœur – le précédent Président du Conseil général d’Ille-et-Vilaine, Jean-Louis Tourenne, prétendait en plein débat sur la réforme territoriale :

« Peu importent les cartes, pourvu qu’il y ait la richesse démocratique ! ».

– il existe au niveau national une sorte de « Star Ac’ » des élus de tous bords…

… à l’exception toutefois de l’extrême droite qui n’y est pas bienvenue.

Il n’est pas inutile de savoir que son organisateur, l’Institut Aspen France que l’on voudrait nous présenter comme le promoteur d’« un héritage de la conversation à la française, comme dans les salons du XVIIIème siècle », est en réalité la branche locale d’un « Think tank » américain, présidée par un banquier d’affaires qui s’est donné mission de former (tous frais payés, à l’exception des déplacements) ceux qu’elle considère les « leaders d’avenir » du monde politique francophone.

De mon point de vue de Bidochon d’Ille-et-Vilaine, c’est le monde à l’envers.

Encore un mandat spécial… très spécial

21 Juil

Je lis ceci ce jour dans les pages départementales du quotidien Ouest-France :

Maroc

Je commente (en bleu) cet article directement dans le texte de Vincent Jarnigon (en noir), en prenant soin de dire que ce sont de simples propos citoyens.

La droite demande à la majorité socialiste le remboursement d’une formation suivie au Maroc par un élu PS.

A dire vrai, il ne s’agit pas du remboursement d’une « formation » (au demeurant « gratuite »), mais des frais de déplacement  occasionnés par cette « formation« .

Fin mai, Franck Pichot, vice-président PS en charge de l’égalité des chances au conseil départemental, a suivi une formation de quatre jours à Rabat, au Maroc, dispensée par l’institut Aspen. Cet institut, « qui encourage l’ouverture sur le monde, la prise d’initiative et l’exercice des responsabilités au service du bien commun », a invité l’élu de Redon pour le sensibiliser « aux mutations du monde et aux enjeux internationaux ».

En réalité, par « invitation », il faut entendre sélection sur candidature et recommandation pour cette « formation » qui s’est déroulée en 4 temps :

  1. au château de Mery sur Oise du 25 au 27 septembre 2014
  2. à Fontainebleau du 6 au 8 novembre 2014
  3. à Bruxelles du 14 au 17 janvier 2015
  4. à Rabat du 27 au 30 mai 2015

FP_Mery_sur_oise

Y participait aussi Gaëlle Andro, vice-présidente de Rennes métropole, conseillère municipale de Rennes, également conseillère départementale d’Ille-et-Vilaine.

De son côté, a-t-elle sollicité des « mandats spéciaux » auprès de la Ville de Rennes ou de Rennes métropole, ou bien – au contraire de son collègue – considère t’elle qu’il n’y avait pas lieu ?

« 681 € »

681 € : ce n’est donc pas le coût de la « formation« , ni celui des petites gâteries qui lui ont été associées puisqu’ils sont à la charge de « l’Institut Aspen », mais le seul coût du déplacement qui est laissé à la charge des intéressés.

Le groupe d’opposition au conseil départemental s’est étonné, hier, de ce déplacement : « Au cours de la commission permanente du 20 juillet, la majorité socialiste a tenté de faire voter la prise en charge de ce déplacement au titre des « mandats spéciaux ».

Il y a une parfaite contradiction entre le fait que les « mandats spéciaux » n’étaient pas encore votés et le fait que ces frais auraient déjà été pris en charge puisqu’il en est demandé ci-dessus le remboursement. Et ce, évidemment, d’autant plus que ces déplacements ne se sont pas effectués dans l’urgence…

Par ailleurs, que faut-il entendre par « a tenté de faire voter » ?… Si vote il y a eu, quel est en définitive le résultat du vote ? La majorité a t’elle ou non épousé la position de son président ou bien celle de l’opposition ? Et combien de semaines faudra-t-il attendre pour prendre connaissance de la réponse au recueil des actes administratifs ?

« Ce n’est clairement pas au contribuable d’Ille-et-Vilaine de prendre en charge les « séminaires » des conseillers départementaux quand ils n’ont rien à voir avec leurs prérogatives. » Isabelle le Callennec, la présidente du groupe de la droite et du centre, a demandé le remboursement « des coûts supportés par la collectivité pour le déplacement de Monsieur Pichot, au Maroc, mais aussi à Bruxelles » .

C’est exact : il est régulièrement rappelé que les « mandats spéciaux » doivent avoir un lien direct avec l’intérêt de la collectivité.

On peut par ailleurs s’étonner qu’Aspen motive le fait que le dernier séminaire se soit tenu au Maroc « parce que ce n’est pas toujours aux mêmes de se déplacer » quand on constate que sur 24 auditeurs il n’y avait qu’un seul marocain.

« Régles respectées »

C’est le président du groupe Socialistes et apparentés, le député, François André, qui s’est chargé de la réponse : « De quoi s’agit-il ? D’une somme de 681 € relative à une formation de quatre jours dispensée par la fondation nationale Aspen France pour les élus de toutes tendances. Mme Le Callennec serait-elle contre la formation des élus ? »

L’association « Aspen France » qui se présente comme un institut n’est pas une fondation, mais une simple association 1901 qui se veut en effet non partisane.

Elle est financièrement soutenue par de très nombreux « membres bienfaiteurs » dont la Fondation Mérieux, GDF Suez, EADS, BNP Paribas… (la cotisation de 5.000 €, comme les contributions volontaires en nature : nuitée d’hôtel, financement d’un cocktail, mise à disposition de personnels… est déductible de l’impôt sur les sociétés à hauteur de 60 %).

Au regard des « mandats spéciaux » délivrés ou susceptibles de l’être, il me paraît intéressant de noter qu’Aspen France ne figure pas dans la liste des organismes agréés pour la formation des élus (art. R.1221-12 à R. 1221-22 du code général des collectivités territoriales). Les frais engagés ne peuvent donc pas l’être à ce titre.

François André conclut : « Seuls les frais de déplacement ont été pris en charge par la collectivité, dans le strict respect des règles de droit en vigueur dans ce domaine. Tenter de créer une polémique à ce niveau-là apparaît hors de propos. »

Ce n’est pas vrai, ne serait-ce que parce que le Conseil d’État a rappelé que la délibération confiant un mandat spécial à un élu devait strictement respecter le principe de non-rétroactivité des actes administratifs.

A fortiori lorsqu’on a exercé la fonction de porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy, qui a dépassé de 363 615 € le plafond autorisé de dépenses de campagne.

A mon humble avis, ce n’est pas parce qu’il y en a qui ne s’arrêtent pas au stop que l’on a le droit de brûler les feux rouges.

Vincent JARNIGON.

Je conclus sur trois points :

  • tout ça me rappelle un petit cocktail au large de Koweït City dont on attend encore les premières retombées (Ah, les vaches !…), ou encore certaines sorties annuelles au frais du Medef (Nos « chers » élus »)
  • j’espère que le moment venu la Chambre régionale des comptes saura corriger ce qui ne l’aura pas été spontanément par les premiers intéressés
  • j’engage vivement à prendre connaissance des articles ci-dessous dans lesquels les auteurs (belges) cherchent à situer les prestations d’Aspen France quelque part entre entre « séminaire universitaire, Nouvelle Star, mini-camp scout et Team building » :

A l’école du pouvoir (1ère partie)
A l’école du pouvoir (2 ème partie)
Les Belges s’essaient à la StarAC politique
Aspen, la boîte à dialogue pas comme les autres
Daele à la StarAc du pouvoir à Paris

***

Additif le 12 août 2015 : serait également en cause la prise en charge de frais de déplacement à Bruxelles, portant le montant incriminé aux alentours de 1.000 €.

Extrait du site du Conseil Général

20 Juil

« A l’occasion des vœux à la presse, le mardi 15 janvier (ndlr : 2013), Jean-Louis Tourenne, président du Conseil général, a présenté la démarche qui donnera un nom aux habitants d’Ille-et-Vilaine …/…

Une première liste de noms fédérateurs

Dans un premier temps, « un groupe d’experts en culture, en histoire et en politique va être nommé ». Ce comité d’experts sera présidé par une personnalité extérieure reconnue. Les membres de ce groupe auront pour mission de faire des propositions fédératrices, qui devront plaire au plus grand nombre. Une première liste de noms sera ainsi définie, puis présentée aux élus du Département. Ces derniers, réunis en commission, affineront la sélection pour ne garder que 2 ou 3 noms.

Une consultation de tous les habitants d’Ille-et-Vilaine

Une fois validés par le Président, ces derniers noms seront proposés aux habitants d’Ille-et-Vilaine, via les supports de communication habituels : le magazine Nous Vous Ille, le site Internet,… Les médias locaux souhaitant s’associer à cette consultation pourront également relayer l’information. L’objectif : soumettre au vote des habitants les 2 ou 3 noms restants. Le nom qui ressortira de ce vote sera soumis à l’Assemblée départementale en fin d’année, lors d’une session où le choix final sera fait. »

Cette page a été supprimée du site du Conseil Général le 20 juin 2013, jour de la délibération de l’assemblée départementale qui parait se satisfaire à elle-même

Des produits qui font flop

8 Juil

Dans le 3ème et dernier « livrable » du marché passé en catimini par le Conseil général le 18 avril 2013 pour « la création et le lancement d’un gentilé pour l’Ille-et-Vilaine », qui est intitulé « 7 partis pris stratégiques pour imposer le gentilé Bretillien », le publicitaire Jacques Delanoë a écrit que « la réussite est en route », en particulier parce que : « les industriels s’y intéressent (ligne de vêtements) ».

Voyons voir d’un peu plus près ce qu’il en est plus de deux ans plus tard.

La vérité est que n’importe qui, comme vous et moi, peut créer du jour au lendemain sa petite « e-boutique » pour diffuser des produits personnalisés à sa demande sur une plate-forme équipée pour « taguer » un peu n’importe quoi.

Dans le cas d’espèce, un « pro » résidant désormais sur les bord de la Rance, qui se présente comme « CEO Marketing and advertising – Webmarketing & Medias », ex président d’une société qui avait pour vocation de « se substituer aux marques pour vendre les produits en leur nom » , a mis sur le marché dès le 23 juin 2013 (soit 3 jours après la délibération de l’assemblée délibérante) le visuel accentué « BRÉTILLIEN », en marge de la marque semi-figurative déposée par le Conseil général auprès de l’INPI sans accent, et s’est tout simplement déclaré distributeur de tee-shirts, de polos, de débardeurs, de sweet-shirts, etc… susceptibles d’être imprimés à la demande par la société allemande Spreadshirt domiciliée à Liepzig.

De source sûre (le distributeur lui-même), je peux affirmer qu’il n’a été vendu aucun exemplaire d’aucun de ces superbes produits citoyens : zut, alors… zut !…

Même pas un tablier de cuisine, ou un bonnet rouge « 100 %  Brétillien » :

100_B

On mesure bien là tout l’engouement de la population.

Il ne reste plus qu’à en distribuer gratuitement sur le passage du Tour de France.